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Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !

Appel du
Réseau Education Sans Frontières

     Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d'enfants, de jeunes et leurs familles risquent l'expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis.
     Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S'ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons. Nous ne les dénoncerons pas à la police.
    






L'Association P.E.R.E.C.
 «Pour une école républicaine et citoyenne »

9 Bd du Temple - 75003 Paris

Issue de l'ouvrage collectif les Territoires perdus de la République
dirigé par Emmanuel Brenner


Vous invite à participer à sa

Réunion publique annuelle

qui aura lieu
le samedi 17 juin 2006 à 14 heures
à la mairie du 3ème arrondissement de Paris

2 rue Eugène Spuller
Sur le thème:

RACISMES ET INTEGRATIONS ?

      Devant la brutale accélération du climat de violence et d'agressions, contre des professeurs plus particulièrement, force est de constater que malgré le coup d'arrêt contre un aspect de l'intrusion religieuse politique et sexiste, obtenu grâce au vote de la loi sur le port des insignes religieux à l'école en mars 2004, les problèmes ne sont pas tous réglés sur le fond.


Notre programme cette année :

         Dans une première partie nous entendrons :
 Nicolas Rouvière : La question de la construction de l'identité dans Astérix
 Georges Bensoussan : Intégration en panne ?
 Jean Pierre Allali : Réfugiés perpétuels. Réfugiés oubliés. Tragédies croisées

         Puis nous analyserons des cas concrets qui se déroulent au sein de l'école à partir de la lecture d'extraits de notre travail théâtral R.A.S. : RIEN A SIGNALER ?

         Suivront une table ronde avec nos intervenants et les exposés de:
 Henri Cohen Solal, psychanalyste éducateur: témoin direct sur des chantiers de l'intégration -
 Edouard Nduwa : co-fondateur du CRAN. Les nouveaux courants de pensée dans la diaspora noire


Entrée libre
Vente d'ouvrages






mardi 20 septembre 2005 :
LA MORT DE SIMON WIESENTHAL
      Le célèbre juif autrichien Simon Wiesenthal, célèbre « chasseur de nazis », est décédé mardi à Vienne à l'âge de 96 ans. Simon Wiesenthal a contribué à traduire en justice plus de 1.100 criminels de guerre nazis, ce qui lui a valu d'être appelé par le rabbin Marvin Hier, doyen du centre Simon Wiesenthal, la « conscience de l'Holocauste ». « Lui seul était resté pour garder vivace le souvenir. Il n'avait pas oublié », a déclaré M. Hier sur le site internet du centre Wiesenthal. « Toute sa vie, il a poursuivi, au nom de leurs victimes, les auteurs du plus grand crime de l'Histoire de la justice ».

      Rescapé des camps de la mort, Simon Wiesenthal avait créé en 1947 à Linz (centre de l'Autriche) un centre d'information et de documentation sur les criminels nazis. Transféré à Vienne en 1962, ce centre minuscule installé dans l'ancien quartier juif de la capitale autrichienne a fonctionné pendant plus de 40 ans avec la seule mémoire de M. Wiesenthal. Les informations sur les tortionnaires du 3e Reich obtenues des survivants de l'Holocauste et les témoins des camps y étaient consignées sur de petites fiches en papier et classées sur de modestes étagères. A la retraite de M. Wiesenthal en 2003, le centre n'avait qu'une secrétaire et pas d'ordinateur.
      Ces moyens dérisoires n'avaient pas empêché Simon Wiesenthal de signaler dès 1953 la présence en Argentine d'Adolf Eichmann, l'un des principaux exécutants de la « solution finale », qui fut jugé en Israël avant d'y être exécuté en 1962.

« C'est la justice qui me guide, pas la vengeance », avait coutume de dire Simon Wiesenthal pour expliquer son inlassable traque des bourreaux nazis. « Je veux que, lorsqu'on scrutera l'Histoire, on puisse dire que les nazis n'ont pas exterminé impunément des millions de personnes", ajoutait-il. « Si l'on traîne les nazis en justice, c'est parce qu'ils doivent connaître l'éternelle peur d'être pris ».

      Malade depuis plusieurs années et vivant reclus depuis un an dans la capitale autrichienne, il avait survécu lors de la Deuxième guerre mondiale à plusieurs camps de concentration où 89 personnes de sa famille, dont sa mère, ont trouvé la mort. Dès l'annonce de son décès, le Conseil de l'Europe a salué « un soldat de la justice, de la liberté et de la paix ». « Sans sa pugnacité et son combat contre l'antisémitisme, l'Europe n'aurait jamais réussi à guérir de ses blessures et à se réconcilier », a ajouté l'assemblée européenne dans un communiqué publié à Strasbourg (France). « C'était une conscience mondiale, il était le symbole vivant des poursuites engagées contre les criminels de guerre nazis », a déclaré à Jérusalem (Israël) Aver Shalev, directeur de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah. « Il était la force vive responsable de la traque et de l'arrestation de nombreux criminels de guerre », a ajouté la Fondation Anne Frank à Amsterdam (Pays-Bas) alors que le président français, Jacques Chirac, a pour sa part rendu hommage au « combattant infatigable de la justice et du droit ».
      Né en 1908 dans une famille juive à Buczacz, près de Lvov (Ukraine, alors partie de l'empire austro-hongrois), Simon Wiesenthal avait connu cinq camps d'extermination, dont Mauthausen d'où il était sorti le 5 mai 1945. Il s'était alors établi à Linz (centre) à quelques mètres seulement de la famille d'Adolf Eichmann dont il avait retrouvé la piste après des années de traque obstinée.
      Simon Wiesenthal repose désormais en Israël.


La mort de Simon Wiesenthal divise l'Autriche

      L'Autriche était partagée mercredi après le décès du « chasseur de nazis » Simon Wiesenthal, auquel elle rend un hommage officiel à Vienne avant son inhumation vendredi en Israël. Alors que les télégrammes de condoléances continuaient à affluer dans la capitale autrichienne pour saluer la mémoire du « soldat de la justice » décédé mardi, la Kronen Zeitung, quotidien populaire lu par un Autrichien sur deux, consacrait sa « une » au prix de l'essence et à Harry Potter. « Il n'était pas aimé par le peuple auquel il a rappelé, sans complaisance, que de nombreux bourreaux nazis étaient Autrichiens », explique un historien en réquérant l'anonymat « parce le sujet est sensible ». Tandis que l'Autriche officielle, président Hanz Fischer et chancelier Wolfgang Schüssel en tête, devait rendre un dernier hommage à M. Wiesenthal, les « durs » de l'extrême droite rappelaient que le grand homme avait eu ses détracteurs et que son travail « avait aussi été considéré de manière critique ».

      En 1975, le « chasseur de nazis » s'était brouillé avec le chancelier d'origine juive Bruno Kreisky (1970-1983) pour avoir révélé le passé nazi de Friedrich Peter, le chef du petit parti libéral dont le soutien avait rendu possible en 1970 la formation du premier gouvernement Kreisky. Preuves à l'appui, M. Wiesenthal avait démontré que M. Peter avait appartenu à la division « Totenkopf » (« Tête de mort »), l'une des plus sauvages unités SS. Solidaire de son allié politique, le chancelier avait accusé M. Wiesenthal d'avoir « collaboré » avec les nazis pour survivre dans les camps de la mort où il avait été interné. M. Wiesenthal s'était alors dit « profondément blessé parce que Kreisky et moi sommes les feuilles d'un même arbre ». L'actuel président autrichien, Heinz Fischer, alors l'un des plus proches conseillers de M. Kreisky, avait proposé à l'époque la création d'une commission d'enquête. « Aujourd'hui, j'agirais différemment, de manière plus mûre », a déclaré le chef de l'Etat autrichien en remettant en juin la médaille d'or de la république à M. Wiesenthal.

      Puis en 1996, ce dernier avait été accusé par des juifs d'avoir entravé la recherche et la traduction en justice de criminels de guerre, dont Kurt Waldheim. Le « chasseur de nazis » aurait eu, « avant tout le monde », des informations sur l'action dans les Balkans de l'ancien secrétaire général de l'Onu pendant le dernier conflit mondial. M. Wiesenthal s'était toujours refusé à pourchasser M. Waldheim au motif qu'il n'avait pas de preuves pour les crimes de guerre dont il est toujours accusé par le Congrès juif mondial (CJM).

      De fait, Simon Wiesenthal avait toujours fait la différence entre les criminels de guerre et les suivistes, membres du NSDAP, le parti nazi. « Le NSDAP comptait 10 millions de membres. 150.000 au maximum ont eu des activités criminelles. Il serait grotesque de coller une étiquette de criminel sur chaque ancien membre du parti », explique-t-il dans son autobiographie, « Justice n'est pas vengeance », publiée en 1989. L'Autriche célèbre cette année le 60e anniversaire du rétablissement de la république, le 27 avril 1945, après sept ans d'annexion par le IIIe Reich d'Adolf Hitler. Contrairement à l'Allemagne, qui a fait dès 1945 un douloureux examen de conscience pour expurger le nazisme, l'Autriche s'est longtemps présenté officiellement comme la « première victime du national-socialisme ». En 1991, le chancelier Franz Vranitzky a été le premier responsable politique à reconnaître que parmi les Autrichiens, il y avait eu des « coupables » pendant le nazisme et pas uniquement des « victimes ».




RÉUNION PUBLIQUE

L'association P.E.R.E.C.
9 Bd du Temple, 75003 Paris
asso.perec@free.fr

vous invite à participer à sa réunion publique


le samedi 4 juin 2004
à 14h
à la mairie du 3ème arrondissement de Paris
3 rue Eugène Spuller - 75003 Paris

Un an après le vote de la loi sur le port des insignes religieux, il nous a paru nécessaire de faire porter notre réflexion sur

LE DROIT DE LA FEMME AU RESPECT


- Monsieur Bernard Stasi, ancien ministre : Laïcité et République

- Monsieur Mohamed Abdi, secrétaire général de l'association Ni Putes ni Soumises

- Madame Anne-Marie Delcambre, professeur d'Arabe Littéraire :
L'islam traditionnel et le droit de la femme au respect

- Monsieur Frédéric Encel, professeur de relations internationales :
La défense des droits de la feme face à a raison d'État : un rapport de force très inégal
Le relativisme politico-culturel, une forme pernicieuse de racisme.

Modérateur : Monsieur Georges Bensoussan, historien

Débat avec les participants, recueil de témoignages.


Débat avec Gilbert Martal
à Grenoble, le vendredi 20 mai 2005

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