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C'est une cérémonie pleine d'émotion à laquelle nous prenons part aujourd'hui car il y a un absent de marque, M. Gallo, qui nous a quitté il y a trois ans. La commune de Crolles est fière d'avoir dans sa population les descendants d'un homme et d'une femme qui font partie de ceux qu'on appelle les Justes. Il y en a quelques-uns dans la région, mais c'est vrai qu'ils commencent à vieillir, et pour ceux qui n'ont pas encore eu cette reconnaissance, il est temps de le faire avant qu'ils disparaissent.
Il y a des Justes qui ne seront jamais nommés Justes parce que les gens n'ont rien fait.
Cette année dans notre pays on a beaucoup commémoré à l'occasion de l'anniversaire d la libération d'Auschwitz, mais quand on est dans son village et qu'on en parle, on touche beaucoup plus la population. Et je suis heureux de voir qu'aujourd'hui nous sommes une centaine dans notre mairie pour écouter le récit de la famille Gallo et de ces Juifs qui ont été protégés par eux.
Ce que je peux dire, et je ne l'ai pas vécu, c'est que ces gens étaient des héros, parce qu'il fallait avoir le courage de le faire quand on savait le risque qu'on prenait. Aujourd'hui, on vit dans une société où les égoïsmes se développent de plus en plus, et je crois qu'il est bon de rappeler que servir son prochain est une chose fondamentale, et qu'on ne peut pas dire « laissez faire, c'est pas mon problème ».
La famille Gallo a montré l'exemple. Les liens qui se sont créés avec la famille qui a été sauvée – il suffit de voir l'émotion de Mme Avezou – sont inoubliables, et ils démontrent à notre jeunesse qu'il ne faut pas toujours laisser faire.
Je passe la parole à M. le député, comme le veut le protocole.
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